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... ... ***** One Shot ... « Wegen eines Blatt papiers » ... ... 16/04/2010




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Wegen eines Blatt papiers

Genre : AU, Dark, Guimauve, Song*
Couple : Bushido/Bill


Bill avait toujours dit qu'il serait fidèle.
Il ne comprenait pas le fondement du concept des relations libres et ne comptait pas faire d'effort pour y arriver. Donc quand Bushido et lui s'étaient mis ensemble, ça allait de soi qu'ils avaient une relation exclusive, que maintenant qu'ils étaient ensemble, il n'était plus question de draguer qui que ce soit d'autre. Quoi de plus normal après tout ?

Donc quand Tom l'avait appelé ce matin-là en lui hurlant des « je te l'avais dit ! » à tout bout de champ, Bill ne comprit pas de suite de quoi il parlait. Ou peut-être qu'il ne voulait pas comprendre en fait. Tom lui avait presque hurlé d'attraper son BILD et de lire l'article en page 13. Bill avait vidé la boite aux lettres et c'était emparé du magazine, l'ouvrant à la page indiquée par son frère et ce qu'il y avait trouvé lui avait pratiquement décroché la mâchoire.

Là, en plein milieu d'une rue, et pas vraiment en pleine nuit en plus, Bushido embrassait une fille. Enfin, embrasser, c'est encore gentil comme terme, il lui dévorait la bouche, lui lavait les amygdales plutôt. La première pensée qui traversa l'esprit de Bill fut la suivante : est-ce qu'il m'embrasse comme ça aussi ?

La pensée lui fit froncer les sourcils, puis en hausser un dédaigneusement. Il se pinça les lèvres et commença à lire l'article accompagnant la photo. Et plus il lisait, plus il fulminait, plus il respirait fort et plus ses doigts se crispaient sur le papier de mauvaise qualité et sur le denim brut de son jean.

Bill avait toujours dit qu'il serait fidèle, mais apparemment, Bushido, lui, ne l'avait pas dit.

...

Le rappeur ouvrit la porte de son appartement en s'étirant, baillant à s'en décrocher la mâchoire.

« Bébé, je suis là ! » S'exclama-t-il en fermant la porte d'entrée d'un coup de pied.

Bill, en train de finir ses bagages dans la chambre –il refusait de ne serait-ce que penser leur chambre-, se figea soudainement avant de finir de remplir son sac de voyage en jetant ses vêtements dedans. Encore heureux qu'il ne vivait pas avec lui ...

« Bill ?! » L'appela-t-il encore et l'androgyne fronça les sourcils, se concentrant sur ses bagages pour ne pas se retourner et lui hurler dessus.

Des pas lourds se firent entendre dans le couloir et Bill se tourna vers l'armoire pour attraper une nouvelle pile de vêtements. Il en avait amené beaucoup trop. Il n'aurait dû en prendre que quelques uns, comme Tom le lui avait dit. Tom avait toujours raison de toute façon.

« Qu'est-ce que tu fais ? » Demanda le rappeur, réellement surpris.

Bill ne se retourna pas et ne répondit même pas, il continua de remplir son sac sans jeter un coup d'½il à l'homme qui avait fait partie de sa vie pendant presque deux ans.

« Bill ? »

Le rappeur avança dans la pièce et au moment où il tendit le bras pour toucher Bill, l'androgyne se décala d'un pas sans pour autant arrêter de ranger ses vêtements. Un nouvel aller-retour avec une nouvelle pile de vêtements.

« Ne me touche pas. » Dit-il, et la faiblesse dans sa voix le mit en colère.

Bushido se figea, les yeux légèrement écarquillés, la main toujours tendue.

« Bébé, qu'est-ce qu'il se passe ? »

Bill s'arrêta subitement, la main dans le fond du sac.

« Tu te fous de moi ? Tu ... Tu me prends vraiment pour un imbécile ... » Souffla-t-il, à la fois hors de lui et complètement dépité.
« De quoi est-ce tu parles ? »
« Je parle de ce putain d'article dans la presse Bushido. Voilà de quoi je parle. »
Cracha-t-il sans le regarder.

Ses yeux s'embuaient et il ne voulait pas faire le plaisir à ce salopard de pleurer devant lui. Bill méritait tellement mieux que ça, Bushido n'était rien. Il trouverait quelqu'un qui l'aimerait pour lui, pas pour son argent ou pour sa gloire, quelqu'un qui n'irait pas voir ailleurs. Bill ferma son sac et jeta la lanière sur son épaule avant d'emmener son bagage dans l'entrée, cherchant ensuite sa veste sur le portemanteau encombré ainsi que son sac qu'il avait négligemment jeté sur le canapé en arrivant la veille, tard dans la nuit, ou plutôt, tôt ce matin-là.

Quand Bill y repensa, il se trouva faible. Il s'était précipité dans l'appartement du rappeur, impatient de pouvoir le voir à nouveau, de pouvoir l'enlacer et le sentir contre lui, de se faire enlacer, de se faire faire l'amour passionnément. Tu parles, faire l'amour passionnément ...

Il essuya une petite larme qui roula le long de sa joue et se dépêcha d'enfiler sa veste alors que le rappeur se tenait derrière lui, silencieux. Bill l'imaginait sourire ou alors complètement impassible. Peut-être qu'il n'en avait rien à faire. Peut-être même bien qu'il avait trompé Bill des centaines de fois avant celle-ci et que l'androgyne n'en avait jamais rien su.

« Bill, calme-toi. »
« Non. Je ne vais ni me calmer, ni rester ici une minute de plus. »
Dit-il, au bord des larmes.
« Bébé ... » Souffla Bushido en encerclant ses hanches de ses grands bras musclés, attirant le bassin de Bill contre le sien.
« JE T'AI DIT DE NE PAS ME TOUCHER ! » Hurla Bill avant de se retourner et de le gifler.

Ca en était trop, vraiment trop. Les larmes se mirent à couler frénétiquement sur ses joues et il se retourna à nouveau pour prendre sa besace et son sac de voyage. Il venait de le dire lui-même : il ne resterait pas une minute de plus dans cet appartement. Bushido attrapa son bras et lui retira ses sacs des mains, l'androgyne hurla de rage en le repoussant.

« SI TU VEUX TOUCHER QUELQU'UN, VA VOIR TA SALOPE ! »

Le rappeur en fut abasourdi, les poignets de Bill toujours fermement emprisonnés dans ses grandes mains.

« T-tu ... Tu ... » Bégaya Bill en pleurant chaudement. « T-tu me trompe e-et puis t-tu reviens ici e-et t-tu m'appelles B-bébé ! COMMENT OSES-TU ME FAIRE CA ?! COMMENT ?!! »

Bushido l'emprisonna dans ses bras et entreprit de le calmer en lui chuchotant à l'oreille, Bill ne fit que se débattre plus fort.

« Bill, où est-ce que tu as entendu de telles conneries ? Jamais je ne t'ai trompé. » Dit-il doucement, caressant les cheveux d'un Bill tremblotant de rage et de tristesse.
« T-tu mens. » L'accusa-t-il entre deux sanglots. « J-jai vu cette photo ... d-de toi et cette fille en train de vous e-embrasser, a-alors ne me dis pas que ce n'est pas vrai. L-lâche-moi. » L'implora-t-il. « L-lâche-moi, j-je veux partir ... »

Le rappeur le serra plus fort contre lui et souffla dans les cheveux de l'androgyne, un air soudain bien plus fâché sur le visage.

« Où as-tu vu ça, Bill ? »
« B-BILD ... »
Souffla-t-il.

...

Bushido était au téléphone avec ses avocats. Quelqu'un avait publié cette photo soi-disant de lui et il voulait savoir qui. Sa relation avec Bill ne devait, ne pouvait pas se terminer à cause d'un paparazzi en manque de travail et de scoops croustillants. Il avait une vie en dehors de la scène, une vie en grande partie remplie par la plus qu'agréable présence de Bill, par l'indispensable présence de Bill, par cette présence qui était devenue une vraie addiction pour lui. Jamais il ne laisserait Bill partir à cause d'un mensonge, d'une manigance, de l'erreur d'un autre. Non, il n'en était pas question. C'était beaucoup trop précipité, Bill n'y avait pas réfléchi et ne pouvait pas le laisser ainsi. Bushido devait lui prouver qu'il n'avait pas chérit, embrassé, fait l'amour à quelqu'un d'autre que lui. Il ne voulait pas perdre son Bill, son Bébé rien qu'à lui ...

« Faites ça le plus vite possible et je veux des excuses publiques et des dommages et intérêts ... ... ... Bien sûr qu'il y a eu préjudices ! Ma vie privée vient de voler en éclats à cause de cette merde ! ... ... ... ... Bien, réglez-moi ça tout de suite. »

Il raccrocha abruptement et se laissa tomber dans le canapé de l'appartement qu'il partageait à peu près avec Bill. L'androgyne avait toujours dit qu'il garderait un pied dans l'appartement qu'il partageait avec Tom et à l'instant, il pensait sérieusement qu'il avait bien fait ...

...

« Mais qu'est-ce que je vais faire Tomi, qu'est-ce que je vais faire ... »

L'androgyne était effondré dans les bras de son jumeau. Bushido avait eu beau lui répéter qu'il n'avait rien fait, Bill n'avait pas pu le croire. Mais qui aurait pu ? Les preuves l'accablant étaient bel et bien là, alors l'androgyne avait décidé de partir, de retourner auprès de la seule personne qui ne lui avait jamais menti, ne l'avait jamais trompé, ne l'avait jamais déçu : son grand frère.

Ça faisait déjà deux bonnes heures que Bill était revenu quand le téléphone de Tom sonna. Le tressé se baissa, continuant à tenir la masse sanglotante qu'était son frère contre son torse d'un bras, attrapant son téléphone sur la table basse du salon de l'autre.

« C'est Georg. » Dit-il comme pour justifier le fait qu'il s'apprêtait à prendre l'appel. « Oui ? » Dit-il dans le récepteur.
« Tom, allume la télé et mets BRAVO. Ça devrait t'intéresser. »

Le guitariste fit ce qu'on lui avait dit sans protester et quand enfin il tomba sur la chaîne en question, les pleures de Bill s'arrêtèrent soudainement et sa bouche s'ouvrit de stupeur.

« I-il ... Il n'a pas menti ? » Lâcha-t-il dans un souffle.

Là, devant eux passait un reportage sur le paparazzi qui avait soi-disant photographié Bushido en train d'embrasser une fille. La présentatrice expliquait avec ferveur que l'homme avait simplement photographié un couple d'inconnu et qu'il avait utilisé PhotoShop pour se faire un peu d'argent.

« Toute l'équipe de BILD présente ses plus plates excuses au rappeur Bushido et espère que les dommages causés pourront être réparés. »

La lèvre inférieure de Bill trembla et il éclata en sanglots quand son téléphone, lui aussi posé sur la table basse, vibra durement contre le bois. C'était Bushido et Tom décrocha alors que Bill mouillait le bas de son t-shirt de ses larmes.

« Oui »
« Il l'a vu ? »
« Oui, il l'a vu. »
« T-tom, c'est Bu ? »


Le tressé hocha de la tête une fois.

« P-passe-le moi s'il te plaît. »

Tom soupira dans le récepteur.

« Je te passe Bill. »
« Merci. »
Répondit le rappeur.

L'androgyne colla le téléphone à son oreille, la tête toujours sur les genoux de son frère et le nez dans le t-shirt de celui-ci. Il renifla doucement.

« B-bu ? » Demanda-t-il, la voix cassée.
« Hey Bill. »
« J-je m'excuse. »
Dit l'androgyne alors que les larmes lui montaient à nouveau aux yeux.
« C'est rien Bébé. Je crois que j'aurais réagi de la même manière à ta place, peut-être même encore plus mal. » Dit-il d'un ton doux.

Bill renifla encore une fois et réprima ses larmes.

« Je viens te chercher ? » Demanda Bushido doucement.
« O-oui. » Lui répondit Bill, la gorge serrée. « J'ai envie de te voir. »

Bushido sourit et l'androgyne pu l'entendre quand il lui répondit.

« Moi aussi j'ai envie de te voir. Je suis là dans dix minutes, d'accord ? »

Bill hocha de la tête même si le rappeur ne pouvait pas le voir.

« O-oui. »
« He ... »
Dit Bushido quelques secondes plus tard.
« Mh ? »
« Je t'aime. »
« J-je t-taime aussi ! »
Confessa Bill entre ses larmes chaudes.

Quand Bushido arriva dix minutes plus tard, Bill se glissa délicatement dans ses bras et s'excusa mille fois, mais quand ils retournèrent à l'appartement, il s'excusa une autre fois et la mille et unième fut la meilleure ...


Écriture : 19 Avril 2O1O
Publication : o7 Mai 2O1O

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